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NOUVELLE ADRESSE DU KNFP ET DU FRICS:
4, Frères 12, Delmas 105 (Route de Frères).
Code Postal HT 6141. Pétion Ville, Haïti .
Tel. (509) 3 408 83 28
Le KNFP est un réseau de neuf institutions de financement populaire, fondé officiellement en octobre 1998. Il a le statut d’association reconnue d’utilité publique.
Le manifeste rédigé par les trois membres fondateurs en mars 1998 accorde le mandat suivant au KNFP :
- Promouvoir des concertations régulières pour arriver à un maillage du territoire en termes de structures de financement décentralisé ;
- Se porter garant des membres des réseaux signataires suite à un travail de contrôle régulier et transparent des différentes structures ;
- Aider à une meilleure distribution des ressources de refinancement de l’Etat
- Analyser avec les responsables de l’Etat les besoins de financement des filières de production et tenter d’apporter des réponses satisfaisantes ;
- Apporter des contributions à la mise en place d’une loi sur le financement populaire, indispensable pour éviter des comportements anarchiques en matière de finances et pour permettre à des groupes de base d’être des réceptacles reconnus et agréés de refinancement.
Au cours de l’élaboration de son plan stratégique 2004-09, les membres ont reconfirmé la vision du KNFP de faire du financement un outil de développement et aussi de reconnaître le rôle des structures de base et des organisations paysannes dans la construction d’un système de financement populaire. Ces mêmes dispositions sont reprises dans le plan stratégique 2010-15.
Le KNFP constitue avec l’Association Nationale des Caisses populaires haïtiennes(ANACAPH) les deux grands réseaux d’appui à la finance sociale en Haïti parce que constitués de structures à but non lucratif et qui placent philosophiquement la personne humaine au centre de leurs démarches.
Depuis sa création, le KNFP mène un plaidoyer pour la reconnaissance des principes du financement populaire. Parallèlement, à travers son Institut Mobile de Formation (IMOFOR), il forme les membres des groupes de base, les leaders paysans et les cadres des institutions de financement populaire (IFIP) sur la problématique et les enjeux du financement populaire tout en aidant au renforcement de ces groupes et institutions pour mieux les habiliter à jouer leur rôle dans toute nouvelle construction d’un système de financement.
Le BSR (Bureau de Service et de Renforcement, autre département du KNFP) aide les organisations paysannes à se donner une vision, une stratégie à moyen terme et à construire des projets d’investissement pour la valorisation de leurs produits. Le BSR appuie également les IFIP membres et non membres du KNFP de même que les BC/M[1]USO et les micros et petites entreprises par des services divers (recherche de financement, appui en gestion, etc.).
Le KNFP s’inscrit dans le concept d’économie sociale et solidaire. L’objectif au cours des prochaines années est de renforcer cette démarche vers une économie sociale et solidaire plus performante en termes d’augmentation des revenus des ruraux et de leur bien-être.
Quelques implications du KNFP dans la réflexion et l’action sur le financement rural
En 1999, lors du séminaire organisé par le MARNDR et le KNFP, est affirmée la nécessité du renforcement des capacités et compétences des acteurs du financement populaire. En 2003, en réponse à cette recommandation, le KNFP créait l’IMOFOR (Institut Mobile de Formation) avec l’appui financier du MARNDR, de la SIDI[2], du Ministère des Affaires étrangères français et de l’Union Européenne.
Un peu plus tard, en novembre 2003, un nouveau séminaire organisé par le KNFP, appuyé par des partenaires extérieurs dont le CTA[3] et une banque commerciale haïtienne, permettait d’approfondir l’analyse de l’état du financement rural aujourd’hui. Il a souligné la nécessité d’un partenariat étroit entre les structures de financement populaire et des organisations paysannes renforcées pour mieux assurer le financement rural. Le KNFP s’est depuis engagé dans ce travail et a consolidé ses relations avec un grand nombre d’organisations paysannes du pays dont 14 évoluant dans des filières diverses, sont en train de renforcer un espace de discussion, d’échange et de construction commune de bonnes pratiques de gestion.
En août 2004, le KNFP organisait un atelier de discussion et d’échanges sur les questions liées aux conditions de financement (accès, coûts) et à la relance de l’activité et auquel ont participé des représentants du MARNDR et du MEF, de la BRH, du secteur bancaire, des affaires, de la microfinance, d’organisations rurales, etc. En 2005, lors d’une table ronde, une proposition d’un système de financement rural est présentée au MARNDR et au grand public. Cette même proposition a été présentée en 2006 à l’Association Nationale des Agro professionnels Haïtiens (ANDAH).
En mai 2009, après une consultation des acteurs de développement en décembre 2008, le KNFP créait le FRICS (Fonds Rural d’Investissement et de Crédit Solidaires) comme département expérimental du KNFP. Grâce à certains de ses partenaires financiers il a déjà octroyé plusieurs financements à titre expérimental :
1. Financement des besoins de fonds de roulement des laiteries Lèt a gogo dans le Nord et Nord- Est pour un montant de 12,240 US$ (10,200 €, 489,600 HTG) avec le concours d’OXFAM GB ;
2. Financement de l’acquisition d’attelages au profit de AFLIDEPA et APWOLIM à Limonade pour 35 000 US$ (25 914 €, 1.368.560 HTG) avec un concours financier de VSF/AECID (coopération espagnole) ;
3. Financement des producteurs et productrices de mangues à Gros Morne avec une enveloppe de 4 millions de gourdes. Cette opération se réalise via une IMF et les fonds sont obtenus grâce à un financement du projet HIFIVE de USAID
En septembre 2010 le KNFP a été invité à faire trois interventions au colloque international sur la microfinance organisé par le ministère de l’Economie et des Finances afin d’élaborer une politique nationale de microfinance. A été monté un comité de pilotage pour préparer le séminaire dans lequel le KNFP était membre. L’intervention en question est tout particulièrement axée sur la politique de financement rural. La même sollicitation a été faite au KNFP par la BRH en 2005 pour le séminaire sur le crédit agricole et par le BCA en 2009.
En juin 2011, le FRICS tient son Assemblée générale constitutive pour se transformer en Société Financière de Développement (SFD).
[1] BC/MUSO : Banque communautaire et Mutuelle de Solidarité. Ce sont des groupes très localisés formés généralement de petits-tes paysans-nes. Leur taille varie entre 15 à 50 personnes. Elles collectent la cotisation des membres, se font des crédits (Caisse verte), apportent une assistance en cas de coups durs (Caisse rouge) et peuvent recevoir des crédits externes (Caisse bleue). Le groupe sert aussi de lieu pour discuter sur des problèmes collectifs.
[2] Solidarité Internationale pour le Développement et l’investissement
[3] Centre technique de coopération agricole et rurale















